Biographie De Calm Biographie

Lorsqu’ils évoquent De Calm, Mickaël Serrano et Guillaume Carayol préfèrent parler de club plutôt que de groupe. Un club dont ils auraient le privilège d’être à la fois président, entraîneur et joueur. Le premier compose et joue, le second écrit et chante. L’alchimie opère ensuite en studio et sur scène, avec la contribution de musiciens qui se fondent dans le collectif.

Distingué par Les Inrocks lors d’un concours CQFD, De Calm sort fin 2010, un premier album intitulé « Le Film Définitif » réalisé par Pierre Rougean (Statics, Cats on Trees). Une bande originale chantée d’un film imaginaire où l’on songe à la mélancolie sautillante de Yann Tiersen et au chant apaisé d’Alex Beaupain. « L’envie d’Écouter Miossec » et « L’idylle » connaissent une encourageante diffusion auprès des radios françaises et étrangères, se classant même dans le Top 3 du palmarès de Francophonie Diffusion.

Relayés par les médias (France Inter, FIP en tête), ils effectuent un « Tour Métrage » où chaque soir, une trame narrative différente accompagne leurs chansons. Elle débute toujours par les acteurs cultes du western-spaghetti Térence Hill et Bud Spencer qui se retrouvent dans un drame intimiste. Cette passerelle entre le cinéma et la musique n’est pas une lubie ou un effet de style. Guillaume, qui est aussi réalisateur, la déploie également à travers les clips qu’il réalise pour De Calm et pour des artistes aussi divers que Le Prince Miiaou, Bertrand Betsch ou dans l’électro avec Sayem.

Leur second album « Amour Athlétic Club » rassemble onze chansons. On peut bien sûr y voir un clin d’œil aux années footballistiques de Guillaume au sein du Toulouse F.C. lorsque son entraîneur n’était autre qu’Elie Baup, l’actuel coach de l’OM. Mais si le sport affleure ici et là, il n’est qu’un prétexte pour des chansons d’amour. Il y a le premier amour (« Un Jour de Mai »), l’amour oublié (« En 601 »), l’amour cinéphile (« Le Film qui ne se fera jamais ») ou encore le désamour de soi (« Les Plongeoirs »)… Onze variations autour du seul thème qui sollicite en permanence nos aptitudes physiques et mentales.

Le disque a été réalisé avec Marc Denis (Bertrand Betsch) dans des conditions singulières, au milieu des machines et des ouvriers dans un immense atelier. Séduits par le projet, le batteur Philippe Entressangle et le bassiste Marcello Giuliani, qui forment l’habituelle section rythmique d’Étienne Daho, sont venus apporter de l’ampleur au projet. Un vernis pop qui dissimule un aspect plus sombre qu’il n’y parait. C’est plus charnel, plus direct. Les ambiances sont mélancoliques et pourtant enjouées, avec toujours cette volonté de proposer des chansons ambitieuses, sans s’adresser à une élite.

Sorti avant l’été, l’EP « Les Plongeoirs » avait donné le ton en permettant au titre « Un Jour de Mai » de se frayer un chemin vers les playlists (LE MOUV’, OÜI FM, NÉO…). Salués par la presse pour leur poésie et leur justesse, les récents clips ont également confirmé que le cinéma était toujours bien ancré.

En outsider, le club De Calm avance patiemment sur le sol verglacé de la chanson française, à distance des effets de mode et des rengaines que le vent dissout.
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